• Anna Galley

La peur dans les vertiges de Ménière : un accélérateur




Tout comme la peur provoque exactement ce dont on a peur, le désir excessif rend impossible à obtenir ce qu'on désire à tout prix.

Viktor Frankl


Jouons !

Je trouve cette citation particulièrement intéressante. Avant toute chose, j'aimerais vous proposer un petit exercice. Posez-vous quelques minutes, au calme, et notez sur un papier tout ce que cela vous évoque quand je vous dis : la peur dans la maladie de Ménière. Tout ce qui vous passe par la tête sans jugement. Cela peut-être le sentiment, la sensation dans le corps. Mais aussi les impacts que la peur a, etc...Lachez-vous. Notez aussi ce que la peur des vertiges vous empeche de faire. On réutilisera ce papier à la fin de l'article.


Je suppose que vous devez connaitre, vous aussi, ce moment particulier où vous avez peur d'avoir un vertige? Peut-être parce que vous allez faire du vélo, de la course à pied. Ou bien vous devez prendre la voiture pour vous rendre chez des amis. Ou encore vous allez garder vos petits-enfants cet après-midi et que vous vous réjouissez à l'avance de ce moment?

Mais quelque part, cachée dans cette joie, il y a cette peur insidieuse (qui peut n'être qu'une petite anxiété au départ, le principe est le même). La peur que ça ne se passe pas comme prévu, que vous ne puissiez pas faire ce que vous voulez car un vertige peut arriver à tout moment et vous coucher pour la journée.


Cette angoisse est déraisonnée, dans le sens où elle ne vous aide pas à vous protéger de quoique ce soit (voir cet article ICI sur le rôle de la peur).

Et ça ne manque pas. La plupart du temps le vertige arrive, venant valider que vous aviez bien raison d'avoir peur.

La peur va avoir pour effet d'accentuer la concentration et l'attention sur l'objet de la peur. Donc sur vous-même dans le cas de Ménière. Plus vous allez vous concentrer dessus, plus vous allez voir ce que vous voulez voir (cf le biais négatif ICI).


D'un autre coté vous espérez surement très fort que les vertiges passent. Et comme dit dans la citation du début, ça rend cela impossible. Pourquoi? Parce que vous focalisez sur ce que vous n'avez pas, vous focalisez sur les vertiges quand vous souhaitez ne pas en avoir. C'est un peu subtil à comprendre, j’espère être clair.

Donc on se retrouve bloqué entre la peur de faire un vertige et l'espoir de ne pas en faire, et au final les deux nous éloignent du but ultime : retrouver la paix


C'est un peu comme ces gens qui ont peur des araignées (genre moi ^^). Si une araignée traîne ses 8 pattes quelque part (8 !! c'est tellement trop), je la verrais très vite. Mon cerveau va faire en sorte de mettre mon attention sur ce qui peut être un danger, donc que j'observe bien les pièces où je vais. Sans le vouloir vraiment consciemment. Et plus je vais me dire "je suis calme, je m'en fous", plus la panique va monter. Parce que si j'étais vraiment calme, je n'aurais pas besoin de m'auto persuadée que je le suis. Donc essayer de feinter son cerveau en mode méthode Coué, parfois, ça ne marche tout simplement pas.


(ma façon de voir les araignées... non j'exagère pas!)


La peur d'avoir un vertige est dans la catégorie des peurs qui peuvent arriver car c'est une maladie (contrairement à la peur des araignées qui se range dans les peurs biologiques). Comme la peur de mourir, la peur de vieillir, du changement etc.. C'est quelque chose sur lequel vous n'avez pas de contrôle conscient.



On fait quoi??

Déjà on peut travailler à deux niveaux :

  • Au niveau conscient et rationnel :

On accepte qu'il peut y avoir des araignées dans la pièce, et ça ne nous empêche pas d'agir.

Souvent j'ai vu des clients qui arrêtent tout par peur des vertiges. Terminés les sorties entre amis, les week-end ailleurs qu'à la maison, le sport, les activités diverses et variées... ça ne fait qu'amplifier leur peur.

Il est nécessaire de continuer à être dans l'action.


Traverser la peur fait moins peur que de vivre sa vie avec un sentiment d'impuissance.

Alors il vaut mieux que vous alliez à la piscine en ayant peur (tout en prenant les précautions dont vous avez besoin pour ne pas vous mettre en grand danger, par exemple y aller à deux), que de rester chez soi en se disant que vous ne pouvez rien faire, et que vous n'avez plus qu'à vous laisser vivre sur ce canapé ad vitam eternam.

Si vous avez noté des choses que la peur vous empêchait de faire sur l'exercice du début, il est temps de choisir une chose, une seule, que vous allez pouvoir refaire. La plus simple possible. Celle qui vous demandera le moins d'effort à mettre en place.


  • A un niveau inconscient :

Pour travailler avec l'inconscient, l'hypnose est idéale. Cela peut permettre de rassurer et sécuriser cette partie de vous qui a peur, pour pouvoir recommencer à être dans l'action.

En séance nous travaillerons entre autre sur l'acceptation de cette peur et de la maladie. Première étape pour la dépasser. Les autres étapes sont la connaissance de soi, la remise en action, et la gestion du stress.


Alors, qu'allez vous recommencer aujourd'hui??

"Le courage n'est pas l'absence de peur, c'est la capacité d'agir en présence de la peur"

Bruce Lee


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